Peinture

LA COULEUR, LA MATIÈRE, LA LUMIÈRE

La peinture, c’est donner à voir une vision par la couleur. Selon le médium (huile, acrylique, aquarelle ou technique mixte) et le support (toile ou papier), elle peut être dense et sculptée à la matière, ou transparente et fluide. Chez Fossette, chaque toile est une œuvre originale, signée d’un artiste de la région.

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COMPRENDRE LA TECHNIQUE

Le médium fait la matière

Chaque médium a son tempérament. L’huile, lente à sécher, se travaille en couches superposées ; elle offre une grande profondeur de couleur et se prête aussi bien au relief qu’à la transparence. L’acrylique, plus rapide, autorise la spontanéité. L’aquarelle, enfin, vit d’eau et de transparence : la lumière du papier traverse la couleur, et le hasard fait partie du jeu. Rien n’oblige d’ailleurs à s’en tenir à un seul médium : la technique mixte, aquarelle, encres et médiums secs (fusain, craie, graphite) se mêlent dans une même œuvre.

Du support au geste

Tout commence par le support — toile tendue, papier — et sa préparation. Vient ensuite la touche : au pinceau, au couteau, par lavis. L’artiste construit l’image couche après couche, joue des contrastes et de la lumière jusqu’à l’équilibre juste. À l’huile, de longs temps de séchage séparent souvent les étapes : peindre, c’est aussi savoir attendre.

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LE SAVOIR-FAIRE DES PEINTRES

La matière, du couteau au glacis

La matière est un savoir-faire à part entière, et deux voies s’opposent. En épaisseur : la couleur, chargée au couteau ou à la brosse, s’accumule en empâtements qui accrochent la lumière et projettent leurs ombres, la toile change alors selon l’heure et l’éclairage, avec une présence presque physique.

En finesse, à l’inverse : les glacis, fines couches translucides posées l’une sur l’autre, font monter la profondeur et la lumière comme de l’intérieur. Deux manières opposées de donner du corps à la couleur.

Chez Fossette, Jalinepol pousse la première : ses huiles au couteau, en reliefs denses et marqués, se lisent autrement à chaque lumière.

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La couleur et la lumière

Mais le cœur du métier, c’est d’orchestrer la couleur et la lumière. Le peintre accorde ses teintes comme une musique : jeux de chaud et de froid, contrastes qui font vibrer la toile, harmonies qui l’apaisent, dégradés qui creusent l’espace et le volume. Un parti pris fort consiste à réduire volontairement sa palette : loin d’appauvrir l’œuvre, cette gamme restreinte, parfois jusqu’au monochrome, aiguise le regard et révèle les moindres variations de nuance et d’éclat.

Chez Fossette, c’est la recherche de Jalinepol, dont le monochrome décuple l’intensité.

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Aquarelle et technique mixte

Reste la voie de l’eau et de la transparence. À l’aquarelle, la couleur diluée laisse passer la lumière du papier ; travaillée humide sur humide, elle accueille les fondus et une part de hasard qu’il faut apprivoiser, parfois jusqu’à l’abstraction.

Chez Fossette, Eliane Pouhaer en fait un langage, entre transparence et géométrie instable.

Rien n’interdit non plus de mêler les médiums : en technique mixte, l’aquarelle ou l’encre rencontre les médiums secs, fusain, craie, graphite, et les transparences se posent sur le grain du trait, dans un dialogue entre dessin et peinture. C’est la voie qu’explore Fanny Goube, où le geste ajoute, retire, efface et recouvre.

CE QUI FAIT UNE PEINTURE

Vivante au gré de la lumière

Une peinture n’est jamais tout à fait la même : la matière épaisse accroche la lumière, l’aquarelle la laisse traverser le papier. Selon l’heure et le mur où vous l’accrochez, votre toile se révèle autrement, un original qui continue de vivre, bien après le geste qui l’a créé.