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Une fleur blanche, posée. Sculptée pétale par pétale dans l’argile, à la main, sans moule ni cuisson. Alice ROCQUET compose chaque pièce dans son atelier lillois — les contours s’incurvent, les bords s’affinent, la forme finale émerge du geste. Vernie pour la protection, la surface reste mate, douce, légèrement poudreuse. Le câble textile orange vif de 2,5m assume le contraste et offre une liberté de placement réelle, l’interrupteur se trouve à 60cm. Chaque pièce est unique, signée et numérotée. Un objet qui existe aussi bien éteint qu’allumé.

Alice ROCQUET
Alice Rocquet, fondatrice de l’Atelier Nénette, est architecte de formation. À Lille, elle crée des luminaires à la croisée de l’architecture, de l’artisanat et du design, en céramique ou à partir de globes anciens. Son travail explore la lumière comme une matière, mais aussi le réemploi : objets chinés et terres parfois recyclées se transforment en pièces uniques qui révèlent les espaces et donnent une nouvelle présence aux formes.
Alice ROCQUET ne travaille pas la céramique au sens traditionnel du terme. Elle sculpte une matière minérale autodurcissante, modelée entièrement à la main, sans tour, sans moule, sans cuisson. Chaque pétale est formé séparément, ajusté, positionné, puis assemblé pour composer la fleur dans son ensemble. Ce processus lent et minutieux donne à chaque pièce une présence organique que le moulage industriel ne peut pas reproduire — les contours légèrement irréguliers, les épaisseurs variables d’un pétale à l’autre, les légères ondulations des bords sont autant de traces directes du geste.
Une fois la sculpture sèche, elle reçoit une couche de vernis de protection incolore qui stabilise la matière et lui confère une légère résistance à la manipulation quotidienne. La surface reste mate, proche d’un blanc cassé légèrement satiné selon la lumière. Elle n’a pas le brillant de l’émail, ni la froideur de la porcelaine — c’est une blancheur douce, presque poudreuse, qui change subtilement selon l’angle et l’éclairage ambiant.
Chaque lampe fleur naît d’une série de gestes précis et répétés : pincer, étirer, incurver, assembler. Alice ROCQUET part d’une masse de matière brute et construit la fleur couche après couche, pétale après pétale, en travaillant directement avec les doigts. Il n’existe pas deux fleurs identiques — la position des pétales, leur degré d’ouverture, leur inclinaison varient d’une pièce à l’autre. Ce n’est pas une imperfection du processus, c’est précisément ce que ce processus produit : une pièce vivante, dont la forme finale n’est jamais tout à fait prévisible.
La matière sèche à l’air libre, sans intervention de chaleur. Ce séchage naturel peut provoquer de très légères tensions dans certains pétales — un galbe supplémentaire, un bord qui remonte imperceptiblement. Ces variations font partie intégrante de la pièce. Elles racontent le temps passé, la matière en mouvement, le travail accompli.
Parce qu’aucun moule n’intervient dans le processus, chaque exemplaire porte sa propre signature formelle. C’est ce qui distingue fondamentalement ce type d’objet d’un luminaire de série — non pas la rareté revendiquée, mais la singularité réelle et vérifiable.
La lampe fleur fonctionne aussi bien allumée qu’éteinte. De jour, elle s’impose comme un objet sculptural à part entière — la blancheur mate de la fleur contraste avec la ligne franche du câble orange, créant un équilibre entre douceur organique et parti pris graphique. De nuit, l’ampoule réflecteur dorée diffuse une lumière chaude et concentrée qui réchauffe les pétales depuis leur centre et projette des ombres douces sur les surfaces environnantes.
Elle s’intègre dans un salon, une chambre, un bureau ou une entrée. Sur une console sombre, sur une table de chevet en bois naturel, sur une étagère entre livres et objets — elle s’adapte aux intérieurs contemporains, minimalistes ou éclectiques qui cherchent une présence forte sans ostentation. Le câble textile de 2,5 m — plus long que la moyenne — offre une vraie liberté de placement, renforcée par l’interrupteur positionné à 60 cm du luminaire.
La matière minérale sculptée n’est pas de la céramique émaillée — elle demande quelques précautions simples. Pour l’entretien, un chiffon doux légèrement humide suffit. Ne jamais immerger la pièce dans l’eau, ni la placer dans un environnement très humide (salle de bain, extérieur). Éviter les chocs directs sur les bords des pétales, naturellement fins à leur extrémité. La lampe est conçue pour un usage en intérieur sec uniquement.