400 €
Anne Lucas modèle ses sculptures sur modèle vivant — elle observe le corps, cherche à en capter l’essentiel d’une posture, d’un instant. Flore est née de cette observation : une femme enceinte assise, les jambes pliées sur le côté, les deux mains posées sur le ventre rond. Le visage légèrement penché, les yeux mi-clos — une posture d’écoute intérieure, de plénitude tranquille. La patine aux pigments révèle des tons gris anthracite traversés de reflets cuivrés sur les reliefs. Un sujet universel et émouvant, capté dans toute sa simplicité. Une pièce unique, présente et silencieuse.
En stock

Anne LUCAS
Artiste et céramiste installée près de Lille, Anne Lucas explore le corps à travers la matière. Ses sculptures en grès, façonnées à la main, traduisent une recherche sensible entre geste, émotion et présence.
Anne LUCAS travaille sur modèle vivant. Elle observe le corps — ses courbes, ses inclinaisons, ses transformations — et cherche à en capter l’essentiel : non pas une reproduction fidèle, mais une synthèse juste d’une posture, d’un instant. L’argile est sa matière de prédilection — froide, souple, parfois contrariante. Elle colle, elle fissure, elle résiste. C’est précisément cette résistance qui oblige à ajuster, à revoir, à trouver le geste juste. La main modèle, compresse, étire. Le couteau incise, affine, tranche. Un dialogue constant entre le geste et la matière, dans un processus lent fait d’allers-retours entre le vivant et la terre.
Une fois le modelage achevé, la pièce sèche lentement avant d’être cuite à près de 1200°C. L’argile devient grès — la matière se stabilise, se densifie, devient résistante. Elle sort du four blanche. C’est la patine, appliquée ensuite aux pigments et à la gomme laque, qui lui donne ses tons gris anthracite profonds traversés de reflets cuivrés sur les reliefs. Les épaules, le ventre, le visage captent la lumière et se réchauffent. La finition reste brute, sans polissage — les traces du couteau et des doigts restent visibles, révélées par la patine plutôt qu’effacées. Un choc peut engendrer des éclats dans la patine : c’est la nature même de cette finition, qui fait partie de la pièce autant que sa forme.
La posture de Flore est universelle — les deux mains posées sur le ventre rond, le visage penché vers lui, les yeux qui se ferment pour mieux écouter. C’est un geste que toutes les femmes enceintes ont fait, et qui parle immédiatement à celles qui le voient. Anne LUCAS capte simplement un instant juste, une présence à soi et à l’autre. Le ventre rond et tendu est au centre de la composition, soutenu par les mains comme par les bras qui l’enlacent. Le chignon haut, travaillé au couteau, libère la nuque et laisse la silhouette respirer. Chaque détail a été travaillé, repris, affiné dans un processus lent jusqu’à ce que la pièce trouve son propre équilibre. Elle ne sera pas reproduite à l’identique.
Flore occupe l’espace avec une présence douce et silencieuse. Sur une console, une étagère, un meuble bas — elle s’installe partout où l’on cherche un objet qui dépasse la simple décoration. C’est aussi une pièce qui parle à des moments précis de la vie : une grossesse, une naissance, une transmission. Beaucoup la choisissent comme cadeau pour une future maman, comme objet à offrir lors d’une baby shower, ou comme présence dans une chambre d’enfant. Les tons gris anthracite s’accordent avec un intérieur contemporain et épuré comme avec un espace plus chaleureux. En lumière naturelle, la patine reste mate et minérale ; en lumière chaude, les reflets cuivrés ressortent et adoucissent l’ensemble.
Le grès patiné demande quelques précautions simples. Dépoussiérer avec un chiffon doux sec — éviter tout produit humide ou abrasif qui pourrait altérer la patine. Un choc peut engendrer des éclats dans la patine : manipuler avec soin, en tenant la pièce par la base. Des patins en liège sont collés sous la sculpture pour protéger votre surface. Usage intérieur uniquement — la pièce ne résiste pas au gel ni aux intempéries.