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Un globe tulipe en verre dépoli, chiné dans la région Hauts-de-France et restauré par Alice Rocquet dans son atelier lillois. Sa forme cloche aux côtes fines et ses bords qui s’évasent en pétales lui donnent une élégance immédiate. De jour, le verre laiteux est discret, presque minéral. Allumé, il se transforme : la lumière traverse le dépoli de manière uniforme et diffuse une clarté douce et enveloppante, sans éblouir. Culot laiton doré, câble textile jaune doré torsadé de 2,5 m. Une pièce unique, traçable, choisie parmi plus de 700 globes anciens conservés à l’atelier.
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Alice ROCQUET
Alice Rocquet, fondatrice de l’Atelier Nénette, est architecte de formation. À Lille, elle crée des luminaires à la croisée de l’architecture, de l’artisanat et du design, en céramique ou à partir de globes anciens. Son travail explore la lumière comme une matière, mais aussi le réemploi : objets chinés et terres parfois recyclées se transforment en pièces uniques qui révèlent les espaces et donnent une nouvelle présence aux formes.
Alice Rocquet chine ses globes principalement dans la région Hauts-de-France, parfois lors de voyages. Elle conserve à l’atelier plus de 700 globes anciens, sélectionnés un à un pour leur forme, leur teinte, leur caractère. Chaque pièce est inspectée, nettoyée, restaurée, puis adaptée aux systèmes électriques actuels. Ce travail de transformation ne cherche pas à effacer le passé de l’objet — certaines pièces conservent volontairement les traces de leur histoire : une légère irrégularité dans le verre, une variation d’épaisseur, une texture qui raconte une fabrication d’une autre époque.
Aucune Tulipe n’est identique à une autre. La forme cloche côtelée, l’épaisseur du dépoli, les légères variations dans le verre — tout cela dépend de la pièce elle-même, de sa composition d’origine, de son histoire. C’est précisément ce qui fait la valeur de chaque globe : il a été choisi, pas fabriqué. Chaque pièce est traçable — Alice Rocquet sait d’où elle vient, comment elle a été trouvée, ce qu’elle a traversé.
De jour, la Tulipe s’impose par sa forme : la cloche côtelée, les bords qui s’évasent en pétales souples, le laiton doré du culot — un ensemble élégant et discret. De nuit, le dépoli révèle sa vraie nature : il ne laisse pas passer la lumière, il la diffuse. La clarté se répartit de manière uniforme sur toute la surface du globe, sans point chaud ni éblouissement. Les côtes verticales créent de légères variations de luminosité qui réchauffent la forme et lui donnent du relief. C’est une lumière douce, enveloppante, qui change l’atmosphère d’une pièce sans l’agresser.
Le câble textile jaune doré torsadé de 2,5 m — bien au-delà de la longueur standard — offre une vraie liberté de placement. La Tulipe se pose sur une console, une table de chevet, une étagère, ou se suspend à une poutre, un crochet, une tringle. L’interrupteur à 60 cm du luminaire permet de l’allumer et de l’éteindre sans chercher la prise. Elle s’intègre naturellement dans un intérieur contemporain, vintage ou éclectique — salon, chambre, entrée ou bureau — partout où l’on cherche une lumière douce plutôt qu’un éclairage fonctionnel.
Le verre ancien dépoli est un matériau solide mais qui demande quelques précautions simples. Nettoyer avec un chiffon doux légèrement humide, sans produit abrasif qui pourrait altérer le dépoli. Manipuler avec soin lors des déplacements, en particulier les bords évasés. Usage intérieur sec uniquement — ne pas utiliser en extérieur ou dans un environnement humide.