95 €
Cette coupe est réalisée à partir d’un corps tourné en grès fin, dont la surface lisse met en valeur les volumes ajoutés. Des formes arrondies, tournées puis appliquées à la main à un stade précis du séchage, créent un jeu de reliefs subtil et organique. Après cuisson, ces volumes semblent fondus dans la matière, offrant une continuité visuelle élégante. L’intérieur émaillé assure l’étanchéité, tandis que l’extérieur mat révèle un toucher doux et naturel.
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Juliane LERAY
Une céramique artisanale entre formes, liens et matière Dans son atelier d’Auchel, Juliane LERAY, céramiste derrière C.u.c.u., façonne des pièces en grès entièrement à la main. Formée au design et aux métiers d’art, elle développe depuis 2021 un univers singulier, où la céramique devient un moyen d’explorer les formes, les connexions et les mouvements qui nous traversent. Ses créations ne sont pas seulement des objets : ce sont des constructions sensibles, à la fois simples et complexes, qui interrogent notre rapport à la matière et aux autres.
Galet prolonge, sur une coupe ouverte, la recherche qui traverse le travail de Juliane Leray : faire dialoguer des formes, les relier jusqu’à ce qu’elles n’en fassent plus qu’une. Ici, les volumes arrondis ne sont pas posés en décor : ils émergent du corps de la coupe et semblent en faire partie, comme des galets affleurant sous l’eau. Le choix d’un grès fin, plus lisse que le grès chamotté de ses autres pièces, sert cette intention : la surface s’efface pour laisser parler les reliefs.
L’absence de texture accentue le travail des volumes. La lumière glisse sur la surface et vient souligner chaque relief, créant des zones d’ombre qui évoluent selon l’angle de vue. La pièce change ainsi de lecture au fil de la journée, tantôt sobre, tantôt animée par ses ombres portées. À l’intérieur, l’émail bleu clair apporte une touche de couleur et l’étanchéité.
Tous les éléments — le corps de la coupe et les petites boules — sont tournés puis tournassés. Chaque volume ajouté génère des zones de tension dans la matière : pour prévenir les fissures, les boules sont creusées et allégées avant l’assemblage, et leurs points de contact soigneusement préparés. Ce travail, souvent invisible, garantit la solidité après cuisson et témoigne d’une vraie maîtrise technique.
L’assemblage par collage intervient au bon stade du séchage ; un engobe est ensuite appliqué à l’intérieur, au pinceau, sur terre crue. Une première cuisson a lieu à 980 °C, suivie de l’émaillage de l’intérieur, puis d’une seconde cuisson à 1240 °C. La construction obéit aussi à une logique d’équilibre global : la position des volumes influe sur la stabilité visuelle et physique de la coupe. De légères variations de façonnage et de cuisson distinguent chaque exemplaire — ce sont les marques de la main, non des défauts.
L’intérieur émaillé permet un usage avec de l’eau et se nettoie facilement. La coupe se prête au centre de table, sur une console ou une étagère, et peut même servir de contenant au quotidien. L’extérieur, plus délicat que l’intérieur bien que très résistant, demande d’éviter les frottements abrasifs ; nettoyez rapidement une tache à l’eau et au savon.