900 €
Cette sculpture en grès chamotté est construite à partir de modules courbes modelés puis assemblés à la main pour former une boucle continue. Ici, chaque élément ne vaut que par sa relation aux autres : aucune forme n’est isolée, tout est lié.
La structure circulaire crée une continuité sans rupture, où le regard circule librement. Le grès chamotté, avec sa texture brute, renforce la présence de la matière et du geste.
Cette pièce s’inscrit pleinement dans la démarche de Juliane Leray autour des liens entre les formes. Elle constitue une œuvre unique, plus proche de la sculpture que de l’objet décoratif.
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Juliane LERAY
Une céramique artisanale entre formes, liens et matière Dans son atelier d’Auchel, Juliane LERAY, céramiste derrière C.u.c.u., façonne des pièces en grès entièrement à la main. Formée au design et aux métiers d’art, elle développe depuis 2021 un univers singulier, où la céramique devient un moyen d’explorer les formes, les connexions et les mouvements qui nous traversent. Ses créations ne sont pas seulement des objets : ce sont des constructions sensibles, à la fois simples et complexes, qui interrogent notre rapport à la matière et aux autres.
La structure fermée crée une boucle sans début ni fin. Les entrelacs d’anneaux et leurs superpositions dessinent des liens différents selon le point de vue : on ne voit jamais tout à fait la même chose en tournant autour de la pièce. Au-delà de la construction, l’enjeu est conceptuel — chaque forme est pensée en relation avec les autres, et l’équilibre de l’œuvre repose sur cette interdépendance où aucune partie ne peut exister seule.
Le grès chamotté apporte une densité visuelle et une texture légèrement granuleuse qui capte la lumière. Intrigante et originale, cette texture fait basculer la céramique vers quelque chose de plus pierreux, plus brut. Elle souligne chaque courbe et renforce la perception du travail manuel, loin des surfaces lisses et standardisées.
Chaque anneau est tourné individuellement, puis tournassé, découpé en deux et assemblé par collage. Les pièces sont ensuite poncées à l’extérieur, subissent une première cuisson à 980°C, puis un collage à l’émail des différentes strates de demi-anneaux, avant une dernière cuisson à 1240°C. Mais ici, l’enjeu dépasse la simple construction : chaque forme est pensée en relation avec les autres. L’équilibre de la pièce repose sur cette interdépendance, où aucune partie ne peut exister seule.
Les variations de forme, de surface ou de jonction sont inhérentes au processus de fabrication. Elles témoignent du geste et du temps nécessaire à la construction de la pièce. Cette sculpture ne peut être reproduite : elle constitue une pièce singulière dans le travail de Juliane Leray autour des liens.
Croisements est une œuvre purement sculpturale, elle est pensée comme une présence. Elle structure l’espace, capte la lumière et évolue selon son environnement. Placée seule, elle affirme pleinement sa dimension sculpturale. Dépoussiérez au chiffon doux et sec ; en cas de tache, un passage rapide à l’eau est possible, en séchant bien la pièce ensuite, et toujours sans frottements abrasifs. Manipulez l’œuvre à deux mains, en raison des nombreux points d’assemblage.