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Manon se distingue par une posture étirée, où le corps semble s’allonger dans un mouvement fluide.
Son corps allongé, appuyé vers l’arrière, déploie une posture ouverte, presque en extension.
La sculpture est construite progressivement par ajouts de matière, laissant visibles les traces du geste et les ajustements successifs.
La surface brute, non émaillée, révèle une texture vivante qui accroche la lumière.
Sa chevelure, composée de fragments de terre assemblés, forme un volume organique et structuré, signature du travail d’Emilie HONORE.
Manon s’inscrit dans une série de six sculptures uniques explorant différentes postures du corps.
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Emilie HONORÉ
Emilie Honoré façonne des pièces en grès et porcelaine pensées pour le quotidien, tout en explorant le volume à travers ses sculptures. Entre usage, matière et expression, chaque création révèle une sensibilité unique.
Manon est entièrement modelée à la main, sans moule ni armature.
La forme se construit par ajouts successifs de matière : le buste, puis les appuis, puis les jambes étirées.
Chaque élément est ajusté en cours de travail, ce qui implique des reprises, des retraits, des rééquilibrages.
Le grès est travaillé à l’état humide, puis laissé à sécher lentement avant cuisson.
Ce séchage provoque une légère rétractation de la matière, qui modifie subtilement les proportions initiales.
Ces variations font partie intégrante du résultat final et participent à l’unicité de la pièce.
La chevelure constitue un élément central du travail d’Emilie HONORE.
Elle est construite séparément, par superposition de fragments de terre, ensuite assemblés directement sur la tête.
Chaque volume est pincé, courbé, parfois ouvert, créant un ensemble organique et irrégulier.
Ce travail donne à la chevelure une présence presque indépendante du corps, comme une matière en mouvement.
On retrouve ce principe dans toute la série :
c’est un marqueur visuel fort, qui relie chaque sculpture tout en restant unique dans son exécution.
Après cuisson, la sculpture n’est pas émaillée.
La surface conserve les traces du modelage : empreintes, irrégularités, micro-reliefs.
Ce choix n’est pas esthétique uniquement — il permet de lire le geste et les différentes étapes de fabrication.
La lumière accroche la matière de façon irrégulière, révélant les zones de tension, les ajouts, les corrections.
La pièce ne cherche pas la perfection formelle, mais une présence matérielle assumée.
Manon fait partie d’un ensemble de six sculptures en grès, chacune développant une posture différente.
Ce travail en série permet à la créatrice d’explorer plusieurs rapports au corps : tension, relâchement, équilibre ou extension.
Chaque sculpture est réalisée indépendamment, sans reproduction possible.
Les variations liées au geste, au séchage et à la cuisson rendent chaque pièce singulière.
Par sa matérialité et sa construction, Manon s’inscrit dans une logique d’objet durable.
Le grès, cuit à haute température, assure solidité et stabilité dans le temps.
Placée dans un intérieur, la pièce ne se contente pas d’occuper un espace :
elle introduit une présence, liée à la main qui l’a façonnée et aux choix qui ont guidé sa création.