REPLI

Dessin original encadré

de Sylvain FAUCONNIER

180 

Encre et gouache blanche sur papier mi-teintes kraft – 30 × 30 cm

Une femme accroupie, ramassée sur elle-même, la joue posée dans le creux de la main. Repli est le plus graphique des dessins de cette série : un trait noir large, posé au pinceau, enferme le corps d’une seule coulée, tandis que des rehauts de gouache blanche viennent poser la lumière sur le front, l’épaule et le genou. Entre les deux, le papier n’est jamais peint – sa teinte kraft naturelle sert de valeur intermédiaire et fait tout le modelé du corps. Trois valeurs seulement, et rien d’autre. Réalisée d’après modèle vivant, l’œuvre est signée et vendue encadrée sous verre.

Caractéristiques techniques

  • Matière : encre et gouache blanche sur papier mi-teintes kraft
  • Technique : dessin à l’encre au pinceau, rehauts de gouache.
  • Finition : œuvre encadrée sous verre – cadre en médium noir lisse, passe-partout blanc à filet noir
  • Coloris : noir profond et blanc sur fond kraft naturel
  • Dimensions : œuvre 30 × 30 cm, encadrée 42 × 42 cm
  • Pièce : œuvre unique d’après modèle vivant, signée par l’artiste
  • Expédition : 48 à 72 h

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Sylvain FAUCONNIER

Sylvain Fauconnier, artiste illustrateur, réalise des dessins de nus au crayon, fusain et aquarelle. Inspiré par l’observation du vivant, il capture gestes, attitudes et émotions à travers un trait sensible, spontané et profondément humain.

Le papier teinté, une ruse d’atelier vieille de cinq siècles

Sur une feuille blanche, un dessinateur doit fabriquer toutes ses ombres. Sur un papier teinté, il part d’une valeur moyenne déjà donnée : il lui reste à creuser vers le noir et à monter vers le blanc, de part et d’autre de cette teinte de départ. Les ateliers de la Renaissance l’avaient compris : les Vénitiens dessinaient sur une carta azzurra, un papier bleuté qui leur servait de demi-teinte, et Dürer s’y est mis dès son séjour à Venise. Le principe n’a pas bougé. Ici, le kraft n’est pas un fond : c’est la carnation elle-même. Chaque zone laissée intacte est une demi-teinte que l’artiste a délibérément choisi de ne pas toucher, ce qui explique l’extrême économie du dessin, très peu de matière posée, pour un modelé complet.

Un trait qui ne se corrige pas

Le contour noir est tracé au pinceau, pas au crayon. Cela change tout : l’épaisseur varie selon la pression et la vitesse, le trait s’épaissit dans les creux : sous la cuisse, derrière le dos, à la naissance de la nuque  et s’affine sur les arêtes éclairées. Un trait de pinceau ne se gomme pas ; il est posé une fois. Cette contrainte impose de savoir exactement où va la ligne avant de la commencer, et c’est ce qui donne au dessin son autorité. Les rehauts de gouache, posés en dernier, ne décorent pas : ils rattrapent la lumière là où le papier est trop sombre, un aplat sur le foulard, une virgule sur l’épaule, une touche sur le genou. La gouache, opaque, est la seule matière capable de reposer un blanc franc par-dessus l’encre et le kraft

L’accroupi, la pose la plus courte

Le choix de l’attitude n’est pas anodin. L’accroupi est l’une des positions les moins tenables qu’un modèle puisse prendre : les cuisses travaillent, les chevilles souffrent, et rares sont les séances où elle dépasse quelques minutes. Le dessin devait donc être enlevé d’un seul mouvement. Ce qu’il retient n’est pas l’anatomie mais l’attitude : le repliement, la joue dans la main, ce moment où le corps se met à l’abri de lui-même.

Un carré très graphique, prêt à accrocher

Le format carré resserre la composition autour de la figure et accentue le contraste. Repli est signée à la main et vendue encadrée sous verre, dans un cadre en médium noir lisse avec passe-partout blanc à filet noir : un encadrement qui prolonge le noir du trait et isole nettement le kraft du papier. Elle tient seule aussi bien qu’elle s’associe en accrochage avec d’autres formats carrés.

Prendre soin de l’œuvre

  • Le papier mi-teintes et la gouache restent sensibles à la lumière : évitez une exposition directe au soleil, qui ternirait la teinte du papier.
  • Accrochez l’œuvre à l’écart de l’humidité et des sources de chaleur.
  • Ne démontez pas le cadre : les rehauts de blanc sont fragiles au frottement.
  • Dépoussiérez au chiffon doux et sec, sans produit ni vaporisation sur le verre.

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