850 €
Une œuvre verticale où l’encre de Chine creuse l’ombre et où l’aquarelle ramène la lumière. Résurgence donne forme à une émotion qui remonte à la surface : taches profondes, réserves de blanc, accents de terre et de corail. Accrochée seule au-dessus d’une console, d’un buffet ou sur un mur sombre, elle devient le point de gravité d’une pièce. Œuvre unique signée, encadrée en chêne massif non traité, prête à accrocher.
En stock

Fanny GOUBE
Fanny GOUBE, artiste plasticienne basée à Roubaix, développe un travail à la croisée de la céramique, du dessin et de la peinture. Elle explore la matière comme un langage, où le geste, le temps et l’intuition font émerger des formes sensibles, entre apparition et transformation.
Résurgence appartient à la série « Murmures du cœur », dans laquelle Fanny Goube donne forme aux émotions par couches successives. La composition est verticale : plus dense et terreuse vers le bas, plus lumineuse vers le haut. C’est la pièce la plus contrastée de la série, pensée pour un mur qui assume une présence forte.
L’œuvre repose sur la rencontre de deux matières opposées. L’encre de Chine pose des taches sombres, presque bleu-noir, qui s’épanouissent en auréoles et diffusent dans le papier de fines ramifications. L’aquarelle travaille en transparence : voiles de gris, d’ocre doré et de corail. Entre les deux, des réserves de blanc, laissées volontairement, donnent à l’œil des points d’appui. La forme exacte des taches dépend de la diffusion de l’encre dans la fibre humide : elle ne peut pas être reproduite à l’identique.
En s’approchant, on lit le geste. Des boucles de craie grasse blanche tournent au-dessus des lavis. De fines hachures verticales rythment certaines zones comme une écriture. Par endroits, la matière se granule en un grain mousseux, presque minéral. Plus bas, un lavis de terre et de corail réchauffe la composition. Rien n’est centré ni symétrique : chaque accent répond à un vide.
Résurgence se construit par couches successives. L’aquarelle est posée la première, en réserves d’eau et de pigment qu’il faut laisser sécher. Vient l’encre de Chine, déposée sur un papier plus ou moins humide : c’est ce degré d’humidité, impossible à reproduire deux fois, qui décide de la forme et de la diffusion des taches. Les craies grasses ferment la composition, ajoutent les tracés et les réserves de lumière.
Ces variations — bords irréguliers des lavis, grain de la craie, diffusion de l’encre — ne sont pas des accidents : ce sont les traces du fait-main. C’est ce qui fait de Résurgence une pièce unique.
L’œuvre vous parvient encadrée et prête à accrocher, sous un cadre en bois de chêne massif non traité. Privilégiez un éclairage doux et indirect : une lumière trop frontale écrase les transparences de l’aquarelle. Un mur sombre fait ressortir les réserves de blanc et les noirs d’encre.
Comme toute œuvre sur papier à l’aquarelle et à l’encre, Résurgence craint la lumière directe du soleil, qui peut faire pâlir les pigments avec les années, ainsi que l’humidité : évitez une fenêtre plein sud ou une pièce humide. Un dépoussiérage du cadre au chiffon sec suffit ; ne nettoyez jamais la surface peinte. Le chêne massif non traité étant un bois vivant, sa teinte évoluera légèrement avec le temps — une patine naturelle.