INÈS

Sculpture en grès patiné

de Anne LUCAS

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Femme assise rêveuse, modelée à la main dans l’argile et patinée aux pigments

Anne Lucas modèle ses sculptures sur modèle vivant — elle observe le corps, cherche à en capter l’essentiel d’une posture, d’un instant. Inès est née de cette observation : une femme assise, jambes croisées, une main en appui sur le socle, l’autre posée sur la jambe. Le buste légèrement avachi, la tête inclinée, le regard absent — une posture de rêverie. Le chignon volumineux travaillé au couteau libère la nuque. La patine aux pigments révèle une teinte gris pierre claire, traversée de reflets bronze cuivrés sur les reliefs. Une pièce unique, sensible et juste.

Caractéristiques techniques

  • Matière : Grès
  • Technique : Modelage à la main et au couteau, sur modèle vivant
  • Finition : Brute, sans polissage — patinée aux pigments et gomme laque
  • Teinte : effet pierre, bruns et gris
  • Dimensions : Hauteur 26,5 cm — largeur 17 cm — profondeur 13 cm
  • Socle : Base en grès intégrée à la sculpture — patins en liège collés dessous
  • Pièce : Unique
  • Usage : Intérieur uniquement — ne résiste pas au gel ni aux intempéries
  • Entretien : Dépoussiérer avec un chiffon doux sec
  • Expédition : 48h à 72h

En stock

Anne LUCAS

Artiste et céramiste installée près de Lille, Anne Lucas explore le corps à travers la matière. Ses sculptures en grès, façonnées à la main, traduisent une recherche sensible entre geste, émotion et présence.

Une figure modelée à la main, dans l’argile

Anne Lucas travaille sur modèle vivant. Elle observe le corps — ses courbes, ses inclinaisons, ses torsions — et cherche à en capter l’essentiel : non pas une reproduction fidèle, mais une synthèse juste d’une posture, d’un instant. L’argile est sa matière de prédilection — froide, souple, parfois contrariante. Elle colle, elle fissure, elle résiste. C’est précisément cette résistance qui oblige à ajuster, à revoir, à trouver le geste juste. La main modèle, compresse, étire. Le couteau incise, affine, tranche. Un dialogue constant entre le geste et la matière, dans un processus lent fait d’allers-retours entre le vivant et la terre.

Une patine gris pierre aux reflets bronze cuivrés

Une fois le modelage achevé, la pièce sèche lentement avant d’être cuite à près de 1200°C. L’argile devient grès — la matière se stabilise, se densifie, devient résistante. Elle sort du four blanche. C’est la patine, appliquée ensuite aux pigments et à la gomme laque, qui lui donne sa teinte gris pierre claire traversée de reflets bronze cuivrés. Cette luminosité distingue Inès des autres figures d’Anne LUCAS — là où Cloé et Nina restent dans des tons plus sombres, Inès joue dans la lumière. Les reflets bronze ressortent sur les reliefs — les épaules, le buste, les cuisses — et donnent à la patine une chaleur discrète. Aucun polissage, aucune uniformisation — la finition reste brute, et c’est voulu. Un choc peut engendrer des éclats dans la patine : c’est la nature même de cette finition, qui fait partie de la pièce autant que sa forme.

Une posture de rêverie, un moment suspendu

Inès capte un état que chacun connaît : celui de l’attente molle, du désœuvrement rêveur, du moment où l’on s’assoit sans rien faire de particulier. Le buste légèrement avachi, la tête inclinée, le regard absent — ce n’est pas une posture de sérénité méditative, c’est l’ennui doux d’un instant qui ne va nulle part. Une main en appui sur le socle soutient le corps qui n’a pas envie de bouger ; l’autre, posée mollement sur la jambe, accompagne le relâchement. Anne Lucas ne cherche pas à idéaliser — elle capte simplement un état vrai, dans toute sa banalité touchante. Le chignon volumineux travaillé au couteau apporte un contrepoint à cet abandon — abondant, presque ébouriffé, il donne du caractère à la silhouette. Chaque détail a été travaillé, repris, affiné dans un processus lent jusqu’à ce que la pièce trouve son propre équilibre. Elle ne sera pas reproduite à l’identique.

Une présence lumineuse dans votre intérieur

Inès s’installe avec discrétion. Sa teinte gris pierre claire la rend particulièrement adaptée aux intérieurs lumineux — sur une console, une étagère, un meuble bas, elle attire l’œil sans assombrir l’espace. Les reflets bronze cuivrés s’accordent naturellement avec le bois, le laiton, les tons chauds — mais fonctionnent aussi par contraste avec un mobilier sombre ou minéral. La surface change selon la lumière : en lumière naturelle, le gris pierre domine et la pièce reste fraîche ; en lumière chaude, les reflets bronze ressortent et réchauffent l’ensemble.

Conseils d’entretien et précautions

Le grès patiné demande quelques précautions simples. Dépoussiérer avec un chiffon doux sec — éviter tout produit humide ou abrasif qui pourrait altérer la patine. Un choc peut engendrer des éclats dans la patine : manipuler avec soin, en tenant la pièce par la base. Des patins en liège sont collés sous la sculpture pour protéger votre surface. Usage intérieur uniquement — la pièce ne résiste pas au gel ni aux intempéries.

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